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« WALK THE WALK »: LA WEB SERIE

Avec 11 albums à son palmarès Brain Damage expérimente depuis 15 ans les croisements de styles et de musiques différentes. Alternant collaborations et projet solo, il tend à se rapprocher de plus en plus des racines de son art musical. Son amitié avec Samuel Clayton Jr, ingé son et producteur internationalement reconnu (Steel Pulse / Toots & the Maytals) lui ouvre les portes du mythique Harry J Studio (Bob Marley / Burning Spear), et lui offre de belles rencontres et featurings avec des artistes de légende tels que Horace Andy, Kiddus I, Willi Williams, Winston Mc Anuff et Ras Michael lors d’inoubliables sessions studio à Kingston.

Tous ont su, le temps d’une session studio se fondre à l’univers musical proposé par Brain Damage, et se prêter également à l’exercice de style suggéré par l’artiste : écrire la majorité de leurs textes sur le thème de leur enfance, l’enfance, la jeunesse, et l’éducation. Le résultat de ces collaborations est unique, constitué d’un mélange de maturité et de fraîcheur dû sans doute à l’ouverture d’esprit et au talent de chacun des protagonistes. Fruit de ces rencontres, l’album reggae dub « Walk the Walk » sort le 16 octobre dernier chez Jarring Effects.
Voici ici la genèse de cet opus et les légendes de « Walk the Walk » !

Accompagné lors de son séjour jamaïcain par le réalisateur Wasaru, il est apparu comme une évidence à Brain Damage que la matière qu’ils tenaient avec « Walk the Walk » dépassait le cadre artistique : entendre ces légendes vivantes raconter leurs souvenirs d’enfance a en effet une valeur patrimoniale significative. Entre photographie de la vie jamaïcaine des années 60 et 70, anecdotes sur les personnages et évènements mythiques de l’île (Bob Marley, Pete Tosh) et confidences intimes, ce sont autant d’histoires dans l’Histoire que racontent en 8 épisodes la web série « Walk the Walk ».

[Découvrez en davantage en cliquant sur le lien « Le Petit Bulletin » en dessous des vidéos]



EPISODE 1/8 : HORACE ANDY

Le chanteur à la voix reconnaissable entre mille raconte ses débuts sans langue de bois! Comment il fut repéré, chantant pour lui dans la rue, par un passant l’envoyant à Phil Pratt, l’enregistrement de son premier titre en 1967 à l’âge de 16 ans (et son premier joint!), ses carrières avortées de mécanicien, plombier, maçon, cuisinier, ou ses idoles : Jimi Hendrix ou Dillinger.
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EPISODE 2/8 : RAS MICHAEL

Illustration saisissante d’une certaine condition sociale, Ras Michael a connu la vie pauvrissime du ghetto, sans toit pour dormir ni même de chaussure, gagnant à peine de quoi manger aux jeux de hasard. Premier rasta a avoir une émission de radio, en 1967, Ras évoque également comment Bob Marley lui a «emprunté» certaines de ses chansons, ou ses souvenirs du mythique One Love Peace Concert de 78.
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EPISODE 3/8 : KIDDUS I

Kiddus parvient à lier le souvenir très personnel de sa relation spéciale avec sa grand mère, et critique politique et sociale d’une grande finesse. Celui qui a grandi entre ville et la «wild life» de la campagne, explique à travers un discours écologiste simple et intelligent la pression du système pour empêcher l’autonomie.
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EPISODE 4/8 : WILLI WILLIAMS

Entre multiples déménagements à travers l’île et évolution au milieu de musiciens célèbres (Alton Ellis, Ken Boothe, Sly Dunbar), l’élève Willi Williams se prend de passion pour l’histoire à l’école, et raconte comment celle de l’esclavage a orienté sa musique et fait de la visite en 1966 d’Haïlé Sélassié en Jamaïque un évènement marquant dans sa vie.
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EPISODE 5/8 : WINSTON MCANUFF

L’épisode évoque pêle-mêle l’amitié qui lie Winston à Stephen Stewart, son improbable entrée en transe durant l’enregistrement du titre de Brain Damage Lion and goat, mais aussi et surtout la sombre affaire de la chanson Malcolm X. Classique du reggae, ce titre d’abord interprété par Earl 16 en 1975 connait un énorme succès lorsqu’il est repris par Dennis Brown en 1977, sans que jamais son auteur – Winston – ne soit crédité…
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EPISODE 6/8 : SAMUEL CLAYTON JR

Personnage clé de l’album le producteur et ingénieur du son de renom habitué à naviguer entre la France et la Jamaïque raconte la genèse du projet : son amitié pour Brain Damage, la façon de travailler avec Stephen Stewart, et les rencontres (parfois insolites) qu’il a su provoquer.
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EPISODE 7/8 : HARRY J STUDIO FT. STEPHEN STEWART

Celui qui en a repris les rennes depuis 17 ans retrace l’histoire du Harry J Studio. Fondé en 1972 avec l’intention de n’avoir rien à envier aux grandes références new yorkaises et internationales, le studio a marqué l’histoire du reggae et accueilli Bob Marley, Toots, Burning Spear, Pete Tosh ou Jimmy Cliff.Stephen évoque avec humilité un de ses secrets : une pièce spéciale…



EPISODE 8/8 : BRAIN DAMAGE

Martin retrace la genèse du projet, de ses envies de duo à l’évolution impulsée par ses discussions avec Sam Clayton. L’idée finale survient avec la mort de John Holt, et l’envie d’évoquer les souvenirs de jeunesse de ces artistes – dans quel contexte ils ont grandi, qui les a élevés, avec quels moyens, dans quel quartier – prend alors un aspect testimonial.

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