Oscar Gonzàlez Guache est l’un des artistes phares de la nouvelle scène street art en Colombie, puisant ses racines dans la culture sud-américaine, et y apportant un souffle de modernité. Nous avons pu le rencontrer lors de notre dernier séjour en Colombie, à l’occasion du projet « Give Peace A Chance To PLay Dub ». Il sera à Lyon le 15 septembre prochain à l’occasion du TrubLyon Festival.

Le Petit Bulletin l’a rencontré afin d’en savoir plus sur ses influences, son travail, ses projets…

Comment avez-vous commencé le graff ?
Guache : J’ai commencé à peindre mes images dans la rue de manière régulière en 2003. Avant ça, j’avais déjà peint pour soutenir des causes sociales. Je viens de l’école de design graphique et j’ai toujours aimé les travaux d’impression, particulièrement la sérigraphie. Au début des années 2000, j’éditais des fanzines et peu à peu, a germé l’idée de produire mon travail de manière autonome : j’ai exploré les techniques de reproduction de l’image avant de m’arrêter sur le dessin au pochoir. Là, j’ai rencontré plusieurs graffeurs et j’ai commencé à peindre avec eux.

Quelles sont vos techniques et supports préférés ?
Je combine peinture acrylique et spray. J’utilise des outils de design graphique pour mes compositions, photomontages, projections… Mais j’aime constamment explorer de nouvelles techniques pour mes réalisations murales.

Quels artistes vous ont inspiré ?
De nombreux artistes m’ont inspiré, aussi bien dans le street art que dans le muralisme traditionnel, dans la gravure et la sérigraphie. J’aime beaucoup le travail de Ródez, Stinkfish, David Alfaro Siqueiros, Axel Void, Decertor… Mais aussi des graveurs comme Leopoldo López, Mazatl, ou Artemio Rodríguez.

Où trouvez-vous votre inspiration ?
Mes peintures murales et mes gravures sont largement inspirées de la culture populaire d’Amérique Latine et du symbolisme des nations ancestrales d’Amérique du Sud. Je m’inspire également beaucoup d’illustrations contemporaines.

Quelle est votre conception du street art d’aujourd’hui ?
Je pense que l’art urbain et le muralisme contemporain sont devenus une expression propre, à mi-chemin entre deux cultures : l’underground et le mainstream. Le street art devient un sujet commercial, et le système économique et culturel tire profit de cet engouement pour en faire une attraction touristique.
Le graffiti reste un moyen d’expression radical et transgressif qui garde ses propres codes, en restant à l’écart de l’engouement populaire et de l’acceptation sociale du street art, qui se fera progressivement.

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