UA-20117402-1

Dance & Reflexion

Dance & Reflexion FX057 - 2006


1 – Bagdad is Burning
2 – Chora di Alma
3 – Eye Witness feat. N’Zeng (PH)
4 – Xam Sa Bop
5 – Never Money Today
6 – Love Child
7 – Algeria
8 – Stand Up and Fight Again
9 – Ghost Friend
10 – Joe Kool (Get Ready)
11 – Ghetto Youth


Meï Teï Shô

C’était à domicile, où presque : sur la scène du Transbordeur, Villeurbanne. Mercredi 26 octobre 2006. Le dernier show du Meï Teï Shô dans sa formule originelle. En prime, le gang clôture là une longue tournée européenne en compagnie des collègues de la Croix-Rousse, High Tone et le Peuple de l’Herbe : le Lyon Calling Tour.

Le point d’orgue d’une aventure entamée courant 1998 sur les pentes du premier arrondissement lyonnais, achevée par ces deux mois d’intense Lyon Calling les menant de Genève à Dublin, en passant par Mostar, Sarajevo, Copenhague, Zagreb… Deux mois d’intransigeance artistique, d’explosion festive, d’engagement total et, surtout, deux mois d’une expérience humaine irremplaçable.

Les effusions émues alors qu’il faut quitter Sarajevo dès la fin d’un concert épique, où l’on croise un fan venu exprès de Lyon pour ce show, le doute induit par les douaniers avant la date de Banjaluka, l’incandescence dans une Ancienne Belgique comble à Bruxelles, ou encore la nuit à jumper sur du heavy métal dans un petit bar du quartier Reeperbahn à Hambourg, tout ça et plus transpire dans ce concert final en forme de catharsis : ce mercredi soir d’automne, l’électricité est palpable dans la salle comme sur scène, et Meï Teï Shô est au sommet de sa forme, affichant une maîtrise et une assurance maximales, qualités longuement mûries et mise en exergue au fil de ses dates à travers une Europe partout conquise, comme l’avait été auparavant le Brésil, le Québec et l’Egypte.

Et évidemment la France, labourée de fond en comble, des petites salles de campagne aux Eurockéennes de Belfort, et à un Zénith parisien conquis et chaud bouillant deux mois avant ce rendez-vous au Transbordeur.

Meï Teï Shô se joue des préjugés, donne à réfléchir comme à danser. Groupe peu enclin à l’immobilité, MTS cherche. Explore de nouvelles pistes. Ne se laisse pas tétaniser par les nombreux éloges, et continue de refuser les œillères. La base ? Une rythmique implacable, basse et batterie nourries au dub, à l’afrobeat, au jazz. Sur lequel se greffa le chant incendiaire de Sir Jean. Charisme exemplaire.

Autour, se greffèrent la guitare limpide, les scratchs enfumés, les cuivres épanouis ou l’électronique novatrice, mais toujours Meï Teï Shô resta une chaude marmite, et ce concert en est le climax : Meï Teï Shô est une réelle alternative musicale, et live, c’est stupéfiant, les journalistes s’en sont fait l’écho dès les débuts : « énergie sauvage et communicative », « public en transe exponentielle », « show atomique », « lions indomptables », « groove ravageur », « concerts de haute voltige millimétrée », « cocktail explosif », « bêtes de scène », « le mix vivant », « live incandescent à l’énergie redoutable»…

Eloquent !

« Dance & Reflexion », premier DVD consacré au groupe, permet de s’immerger dans leur unique univers via ce live au Transbordeur. Le réalisateur Stéphane Bloch plonge au coeur du spectacle, et permet d’apprécier la justesse des jeux de lumières assurés par Yan Arnaud; celui-ci et Niko Matagrin, l’ingénieur du son, aux manettes dès les prémices, furent les architectes de ce show permanent qu’est Meï Teï Shô.

Précisons que ce DVD n’est certainement pas un testament, l’aventure Meï Teï Shô continuant sous différentes formes. Germain Samba et Boris Kulenovic, soit la section rythmique, poursuivent l’expérience avec une nouvelle équipe. Sir Jean (chant) se lance dans un album solo et continue le voyage du Dokhandeme en compagnie de Kostia Delaunay (guitare). Eric Prost multiplie les expériences jazz au sein de plusieurs groupes tandis que Yan Arnaud (lumière) et Niko Matagrin (son) accompagnent tous ces nouveaux projets.


Missing FX! Aucun morceau disponible.



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