Ni Una Mas de Ultramoule : un titre centré sur les violences féminicides
Ni Una Mas de Ultramoule en écoute sur toutes les plateformes (sauf Spotify) en cliquant sur ce lien
Avec Ni Una Mas, le trio poursuit le déploiement de Gros Gâteau, son deuxième album. Le morceau s’attaque frontalement aux féminicides, en rendant hommage aux victimes et en posant une parole claire, sans détour.
Le titre s’inscrit dans une réalité documentée : celle des violences faites aux femmes, mais aussi des féminicides dits « par procuration », où les violences s’exercent indirectement, notamment à travers les enfants ou l’entourage, pour atteindre la victime. Une mécanique encore peu nommée, mais bien identifiée par les associations et les travaux récents sur les violences intrafamiliales.
Un morceau direct, sans détour
Dans Ni Una Mas, le groupe construit un contraste entre des couplets resserrés et un refrain plus ouvert, scandé comme un mot d’ordre : « pas une de plus mais un de moins ». Une formule qui déplace le regard, en pointant les agresseurs plutôt que les victimes.
Le traitement reste volontairement frontal. Pas de détour narratif, mais une écriture qui va à l’essentiel, en écho aux mobilisations féministes contemporaines.

© Elsa Biyick
Un titre inscrit dans un ensemble
Ce single s’inscrit dans Gros Gâteau, un album où chaque morceau aborde un sujet précis : écologie, santé mentale, rapports de domination ou encore violences systémiques. L’ensemble compose un cadre où les questions politiques et sociales sont traitées sans hiérarchie, au fil des titres.
Dans ce contexte, Ni Una Mas apparaît comme l’un des morceaux les plus explicites du projet.
Une sortie dans la continuité du projet Ultramoule
Avec ce nouveau titre, Ultramoule prolonge une démarche déjà à l’œuvre dans ses précédents travaux : aborder des sujets contemporains en les inscrivant dans une forme musicale hybride, sans chercher à lisser le propos.
Ni Una Mas de Ultramoule s’ajoute ainsi aux premières pièces dévoilées de Gros Gâteau, dont la sortie complète est attendue fin avril.
Un titre à replacer dans son contexte, à écouter pour ce qu’il dit, et pour ce qu’il met en lumière.